La loi APER impose une accélération massive du déploiement photovoltaïque en France. Pour de nombreuses entreprises, cette loi transforme la manière d’utiliser leurs toitures, leurs parkings et leurs surfaces disponibles.
Dans cette page, vous trouverez tout ce qu’une entreprise doit savoir pour comprendre ses obligations, anticiper les travaux, éviter les sanctions et tirer parti d’opportunités financières liées au solaire.
Quel est le lien entre la Loi APER et le photovoltaïque ?
Pourquoi la loi favorise l’installation de panneaux solaires
Le photovoltaïque est aujourd’hui la technologie renouvelable la plus facile à déployer sur les bâtiments professionnels :
- pas de bruit,
- peu d’entretien,
- installation rapide,
- production directement consommable sur site.
La loi APER s’appuie donc massivement sur le solaire pour atteindre les objectifs nationaux de production énergétique tout en limitant l’artificialisation des sols.
Le rôle des entreprises dans la transition énergétique
Les entreprises disposent des plus grandes surfaces exploitables :
- toitures plates,
- hangars industriels,
- entrepôts logistiques,
- plateformes commerciales.
La loi APER considère ces surfaces comme prioritaires. Les entreprises deviennent un levier essentiel pour la transition énergétique du pays et pour la résilience énergétique des territoires.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la loi aper nous avons créer le guide complet loi aper.
Comment la loi accélère les projets photovoltaïques
La loi APER simplifie plusieurs éléments clés :
- réduction des délais d’autorisation,
- facilitation des raccordements,
- alignement avec les zones d’accélération des ENR,
- clarification des règles d’urbanisme.
Ces mesures permettent aux projets photovoltaïques d’être lancés beaucoup plus rapidement qu’avant.
⟶ Renvoi interne vers page pilier – section “Objectifs de la Loi APER”.
Quels bâtiments doivent installer des panneaux photovoltaïques ?
Bâtiments neufs soumis à obligation
Tout bâtiment professionnel neuf dépassant un certain seuil de surface doit intégrer, dès sa conception, des panneaux photovoltaïques. C’est une obligation réglementaire, applicable aux :
- bâtiments industriels,
- entrepôts,
- commerces,
- bâtiments recevant du public,
- bâtiments logistiques.
Bâtiments existants : quels critères pour être concernés ?
Les bâtiments existants sont également concernés, mais selon plusieurs critères :
- surface minimale (variable selon la typologie),
- usage du bâtiment,
- exposition possible,
- structure compatible (portance, inclinaison).
Lorsque la toiture est exploitable, l’entreprise doit installer des panneaux ou justifier un motif d’exemption strictement encadré.
Entreprises, industries, commerces : qui est prioritaire ?
Les sites prioritaires sont ceux possédant de grandes surfaces de toiture :
- industriels,
- sites de production,
- supermarchés et hypermarchés,
- plateformes de stockage,
- grandes enseignes commerciales.
Ces surfaces permettent d’installer des puissances solaires importantes, idéales pour l’autoconsommation.
Nous avons créer un article spécifique qui détail le cas entre la loi aper et les entreprises.
Exceptions possibles selon la structure du bâtiment
Certaines toitures peuvent être exemptées, notamment en cas :
- d’impossibilité structurelle (toiture fragile, non porteuse),
- de matériaux incompatibles (amiante non traité),
- de contraintes patrimoniales,
- de risques incendie ou explosion spécifiques.
Mais ces exemptions doivent être documentées via une étude technique solide.
Quelle surface minimale doit être équipée en panneaux solaires ?
Les seuils d’application pour les bâtiments professionnels
La loi impose l’installation de panneaux sur une proportion de la surface disponible du bâtiment, proportion définie par décret selon la typologie du site. Les bâtiments de grande surface sont prioritaires.
Comment calculer la surface exploitable d’une toiture
La surface exploitable doit prendre en compte :
- les zones de portance suffisante,
- les obstacles (lanternaux, climatisation, gaines),
- l’orientation de la toiture,
- les zones d’ombre.
La surface réellement éligible peut être inférieure à la surface totale du bâtiment.
Cas particuliers : toitures complexes, multi-pans, ombres, etc.
Certaines toitures sont difficiles à équiper :
- multi-pans avec fortes inclinaisons,
- toitures ombragées par d’autres bâtiments,
- toitures métalliques légères,
- toitures à géométrie irrégulière.
L’étude technique permet de déterminer la solution la plus rentable.
Exemple d’application pour une entreprise industrielle
Une toiture industrielle de 3 000 m² peut généralement accueillir une puissance photovoltaïque de 300 à 500 kWc, selon la structure et l’ombre.
Ce type d’installation permet souvent :
- de couvrir 10 à 40 % de la consommation électrique,
- d’amortir l’investissement en 6 à 10 ans,
- de réduire la facture annuelle de manière durable.
Quelles solutions photovoltaïques sont compatibles avec l’APER ?
Panneaux photovoltaïques rigides
Solution la plus répandue, idéale pour :
- toitures plates,
- toitures bac acier,
- zones logistiques.
Ils offrent un excellent ratio production/coût et s’adaptent à la majorité des structures professionnelles.
Panneaux solaires flexibles (cas des toitures légères)
Pour les toitures métalliques légères ou anciennes, les panneaux flexibles sont :
- beaucoup plus légers,
- installables sans pénétration dans l’étanchéité,
- adaptés aux contraintes mécaniques faibles.
Ils permettent de rendre éligibles des toitures qui ne l’étaient pas auparavant.
Ombrières photovoltaïques pour zones non exploitables en toiture
Si la toiture ne peut pas être équipée, les ombrières de parking deviennent la solution alternative idéale. Elles permettent d’utiliser une surface complémentaire tout en respectant la loi.
➡Nous avons dédié un article complet sur la loi aper et les parkings
Autoconsommation collective (ACC) comme alternative ou complément
Lorsque l’entreprise n’est pas en capacité de consommer toute sa production, l’ACC permet de partager l’énergie avec des entreprises voisines situées dans un rayon proche.
Comment la Loi APER simplifie l’installation de panneaux solaires ?
Réduction des délais administratifs
Les délais d’instruction peuvent être réduits de plusieurs mois grâce :
- aux procédures accélérées,
- au silence administratif positif,
- à l’harmonisation des règles.
Procédures d’autorisation facilitées
La loi APER clarifie les démarches :
- moins d’autorisations systématiques,
- règles urbanistiques simplifiées,
- procédures environnementales allégées pour les toitures.
Alignement avec les zones d’accélération ENR
Si le bâtiment est situé dans une zone d’accélération ENR définie par la collectivité, les procédures sont encore plus rapides et favorables.
Avantages financiers indirects (autoconsommation, réduction facture)
Même si la loi impose, elle ouvre aussi des opportunités :
- stabilisation du coût énergétique,
- baisse de facture,
- autonomie énergétique partielle,
- valorisation RSE.
Quelles contraintes techniques doivent être anticipées par les entreprises ?
Charge admissible sur la toiture (poids des panneaux)
Chaque toiture possède une limite de charge. L’étude structurelle doit valider la capacité à supporter le poids :
- des panneaux,
- des rails,
- du lestage éventuel.
Étanchéité et état structurel du bâtiment
Une toiture en mauvais état doit être rénovée avant l’installation, ce qui peut impacter le budget et le planning. Les panneaux ne doivent jamais compromettre l’étanchéité.
Raccordement électrique et compatibilité réseau
Le raccordement peut être un facteur limitant :
- capacité du transformateur,
- distance au point de livraison,
- contraintes du réseau Enedis.
Il doit être anticipé dès le diagnostic.
Impact sur l’activité : sécurité, accès, arrêt partiel
L’installation peut nécessiter :
- des zones temporairement inaccessibles,
- des nacelles,
- des coupures électriques limitées.
La planification doit minimiser l’impact sur la production ou la clientèle.
➡️ Besoin d’une Étude Photovoltaïque ?
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect de l’obligation photovoltaïque ?
Pénalités financières prévues
Les amendes peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la surface non équipée.
Obligation de mise en conformité
Une entreprise sanctionnée doit malgré tout se mettre en conformité, généralement dans des délais plus courts.
Risques administratifs selon la typologie du site
Blocage administratif, mise en demeure, contraintes techniques imposées : les conséquences peuvent affecter la gestion du site.
Comment savoir si votre toiture est éligible et conforme à la Loi APER ?
Les éléments à vérifier : surface, exposition, inclinaison
Pour valider la faisabilité photovoltaïque, il faut analyser :
- orientation,
- inclinaison,
- portance,
- zones d’ombre,
- surface utile.
Si vous souhaité un résumé de cette loi rendez vous sur notre resume loi aper
Les documents nécessaires pour une étude fiable
Un diagnostic complet s’appuie sur :
- plans de toiture,
- plans de masse,
- photos,
- consommation électrique,
- diagnostic amiante éventuel.
Pourquoi un diagnostic APER est recommandé
Il permet de déterminer :
- si la toiture est concernée par l’obligation,
- si une exemption est possible,
- quelle solution photovoltaïque est la plus adaptée,
- quel planning respecter pour éviter les sanctions.
Accéder à un diagnostic professionnel et personnalisé
Un diagnostic complet vous permet de connaître vos obligations et d’anticiper les travaux.
➡️ Accéder au Diagnostic Loi APER
Points clés à retenir
Les obligations photovoltaïques résumées
De nombreuses toitures professionnelles doivent être équipées de panneaux photovoltaïques selon l’APER.
Les entreprises les plus concernées
Industries, commerces, plateformes logistiques, bâtiments neufs ou de grande surface.
Les solutions rapides à mettre en place
- panneaux photovoltaïques rigides,
- panneaux flexibles,
- ombrières de parking,
- autoconsommation collective.
Prochaine étape : réaliser un diagnostic APER
C’est la seule manière fiable de déterminer vos obligations et de sécuriser votre projet.



